C’est tout ça évidemment !
Carton Plein est une équipe multifacette, installée en région Auvergne Rhône-Alpes. Elle crée des espaces de recherche et d’expérimentation joyeux et collectifs, qui permettent de porter des sujets de société sur la place publique, avec le désir de réinventer le monde.
La recherche-création est au cœur de notre travail : à travers une approche sensible, immersive et collaborative, nous participons, avec les citoyen·es, à révéler des territoires que nous habitons ou que nous traversons.

 

[HISTORIQUE]

L’association Carton Plein est née en 2010 à Saint-Etienne (42) autour de l’activation d’un espace public temporaire et expérimental de 2000m2 : La Cartonnerie. Devenue terrain de jeu de multiples acteurs (universités, aménageur·ses, voisin·es, professionnel·les de la conception d’espace public, associations, entreprises…), la Cartonnerie nous a offert un cadre de travail pour des projets collectifs ancrés dans la ville. Cet espace public atypique a été un lieu d’expérimentation, un lieu vivant où se sont succédés workshops, jeux, résidences, événements mêlés à la vie du site et en lien avec ses usagers… Ce labo urbain a été le point de départ d’une myriade d’actions dans le centre ville populaire de cette ville ouvrière si attachante.

En 2018, après une dernière nuit et un premier chapitre clôt , l’association quitte la cartonnerie et le quartier Jacquard, pour s’implanter dans le Puy-de-Dôme (63) au cœur du Massif central. L’association pose les valises dans le bourg de Job à la Farandole, une ancienne colonie de vacances, rassemble une nouvelle équipe et créé un bureau sous les Lococotiers, un lieu partagé au cœur d’Ambert. Depuis, cette montagne et ses vallées offrent un nouveau terrain de jeu stimulant qui nous emmène à investir les parcs et les colonies de vacances délaissées, les chemins et les communaux, les gares & les vieux trains, les bourgs endormis, les usines et les boutiques vides, ou les restaurants au bord de la transmission, pour créer des films, raconter des histoires, organiser des événements, planter des arbres et fabriquer des cabanes, proposer des ateliers et tant d’autres choses encore…

En parallèle le collectif s’appuie sur ses forces vives et ses complicités à travers la France pour imaginer un labo mobile qui amène à travailler le même sujet depuis des territoires urbains et ruraux, à croiser nos contextes et nos modes d’actions. C’est autour de Vieillir Vivant que se constitue ce réseau de partage, cette recherche-création qui nous fait voyager à travers les âges et les lieux.

[DIVINE-ACTIONS]

Comment saisir le réel en transformation permanente ?
Comment documenter les expériences (extra)ordinaires ?
Comment représenter les singularités des territoires ?
Comment capter l’ambiance et l’esprit des lieux ?
Comment reprendre du pouvoir d’agir ?
Comment raconter ce qu’on fait pour que d’autres s’en emparent ?
Comment créer du mouvement et du désir ?
Comment réveiller le commun ?
Comment créer des espaces d’expérimentation collective ?
Comment s’appuyer sur les ressources en présence ?
Comment embarquer les foules ?
Comment faire émerger de nouveaux imaginaires ?
Comment imaginer des rituels de fin régénérants ?
« L’expérimentation demande des aptitudes et des savoir-faire : travailler en groupe, communiquer, documenter, réagir à l’imprévu, ajuster son objectif, jouer avec les cadres juridiques… Dans ce type de configuration de projet, l’expérimentation demande aussi une responsabilité partagée, un engagement au-delà de la seule délégation de service, une confiance. Car en fin de compte, l’expérience nous montre que les cadres juridiques ne sont pas forcément des freins et qu’il est possible d’en jouer pour mettre en œuvre des processus inédits et des projets sur mesure. Le plus difficile est surtout d’infléchir les modes de fonctionnement figés et conservateurs, de combattre la résistance au changement des organisations, pour construire une vision commune et partagée. Faire de la ville un terrain de jeu commun, c’est ne pas faire des acteurs politiques les seuls joueurs et les habitants les spectateurs, remettant à la police le rôle d’arbitre. C’est rejouer les places, intégrer de nouveaux joueurs, savoir rester dans les gradins, rentrer sur le terrain, devenir entraîneurs… On ne peut plus donner la responsabilité du dessein de la ville à quelques personnalités réunies en catimini autour d’un coin de table. Ils doivent savoir s’exposer, construire un public, créer des groupes conscients, s’engager dans la transformation d’un territoire en faisant valoir ses ressources et la créativité des hommes qui l’habitent. L’aventure Carton Plein (est) pour moi une tentative de créer un terrain de jeu commun pour stimuler l’action collective et la puissance d’agir citoyenne. »
Fanny Herbert, La Cartonnerie expérimenter l’espace public, PUCA 2016

Comment saisir le réel en transformation permanente ?
Comment documenter les expériences (extra)ordinaires ?
Comment capter l’ambiance et l’esprit des lieux ?
Comment reprendre du pouvoir d’agir ?
Comment raconter ce qu’on fait pour que d’autres s’en emparent ?
Comment créer du mouvement et du désir ?
Comment réveiller le commun ?
Comment créer des espaces d’expérimentation collective ?
Comment s’appuyer sur les ressources en présence ?
Comment embarquer les foules ?
Comment faire émerger de nouveaux imaginaires ?
Comment imaginer des rituels régénérants ?