Pédagogie

Des espaces pédagogiques ouverts, collectifs, actifs. Une transmission simple et humble, faite de co-apprentissages et de réciprocités, d’humanité, d’humour et de promesses !

Chez Carton Plein, la pédagogie, la formation, le co-apprentissage sont au cœur. Nous apprenons chaque jour des membres de l’équipe, au fil des rencontres plurielles à l’image de ce « maître ignorant » que décrit Jacques Rancière. Nous empruntons aux pédagogies alternatives des valeurs communes : l’autonomie, l’action collective, l’esprit critique, le partage de pouvoir et la mise en capacité des acteur·rices.

Depuis sa création à Saint-Etienne, Carton Plein s’intéresse aux enjeux de transmission. Qu’elle soit liée à la pédagogie ou aux histoires qu’on se raconte, cette transmission est toujours collective, active et ouverte. Elle repose sur des échanges dynamiques où chaque participant·e apprend, fait circuler le récit, donne quelque chose de lui et reçoit en retour. Évidemment, on retrouve au cœur la question de la pluridisciplinarité et l’humour qui jouent des rôles essentiels : démultiplier les regards sur un sujet ou un objet et créer une atmosphère propice à l’ouverture d’esprit et au partage.

Les espaces publics deviennent alors des lieux de rencontre et d’échange des savoirs (connaissance, savoir-faire, savoir-être). Qu’ils soient physiques ou virtuels, ils permettent de briser les barrières traditionnelles de l’éducation, où les cadres imposés sont souvent rugueux et compétitifs, en encourageant la collaboration et le dialogue.

A Saint-Etienne, la Cartonnerie devient le support pédagogique de nombreux workshops, enseignement, déformations.  Les membres fondateurs du collectif sortent tou(te)s du Master Espace public Architecture design pratiques,  une formation hors normes qui fait de la ville un espace laboratoire. Certaines deviennent intervenantes et trouvent dans cette formation de fin de cycles un laboratoire pluridisciplinaire et pédagogique. Après quelques 10 ans passés à cheminer dans ce Master, la formation initialement portée par 3 institutions (Ecole d’Arts et de Design Ecole d’architecture et faculté de sociologie, initiatrice) s’arrête pour changer de format et se resserrer sur l’école d’architecture.

Master espace public. Cours de politiques publiques et réseaux d’acteurs. Décrypter les processus de projets d’aménagement urbains. Saint Étienne 2014.

Viaduc Fertile. Workshop avec 90 étudiants franco-Beges d’architecture avec expérimentation In situ esquisse 3D et préprogrammation en levée ! Saint Etienne, 2013

Carton Plein continue à intervenir ponctuellement pour des formations de co-apprentissage comme le DU espaces communs accueilli 3 années de suite en Auvergne.

Formation DU espaces communs aux Lococotiers avec l’aide Précieuse de radio Supeyres ! Ambert 2022.

Et le groupe DU espace commun joyeux devant les Lococotiers ! Ambert 2022.

 

Alissone Perdrix enseigne à Paris 8, lieu d’expérimentation artistique et pédagogique. elle initie des modules In situ qui se déploie autour de Vieillir vivant. 50 ans d’écart offre une expérience de co-création en EHPAD, maison de retraite Parisienne. Il s’agit d’une aventure collective qui s’organise autour de binômes de 50 ans/70 ans d’écart, faisant se rencontrer un étudiant et une personne âgée pour plusieurs séances de co-création. L’objectif est de mettre la transmission et le partage au centre du processus. Les binômes se lancent dans une création partagée positionnée à mi-chemin entre leurs préoccupations respectives. Il s’agit de produire à partir des désirs, des compétences et de l’énergie de la rencontre.  Ici vous avez tout pour suivra l’aventure accompagnée et suivie par ESOPA dans le cadre des parcours ACS dans le cadre du projet Vieillir Vivant,
Ici la notion de transmission est envisagée comme un aller-retour : ce n’est pas seulement la personne âgée qui transmet (son histoire, ses compétences, son savoir) mais aussi l’étudiant qui partage sa recherche artistique, sa pratique plastique, sa vision du monde. Des aventures et rencontres percutantes, transformatrices, émouvantes, éprouvantes, fantastiques !

Rencontre et temps de travail entre étudiants et habitants de la Maison de retraite – 65 ans d’écart.

Depuis septembre 2024, Carton Plein prend la coordination pédagogique du post-diplôme « Design des Mondes Montagneux », antenne de l’école des Arts Décoratifs de Paris (ENSAD) installée à Ambert qui accueillera chaque année 6 jeunes en post diplôme provenant des champs du design, de l’architecture, du paysagisme, des sciences humaines ou de l’ingénierie. Elle s’organise sur une année universitaire, de septembre à juin, autour de deux à trois projets d’étude en immersion, provenant de collectivités, d’institutions, d’entreprises, d’associations ou d’individus, permettant aux étudiant·es de se confronter à des enjeux réels par une pratique de terrain. Ils viennent  expérimenter la pluridisciplinarité et la conception située.

Première promotion du DMM avec la présence de toute la coordination de l’école des Arts déco, devant l’atelier dédié. Ambert 2024.

La promo DMM 2025/2026 en arpentage sur les Hautes chaumes – en plein entretien avec Martin, berger. Valcivières, 2025.

En février 2026 s’amorce une nouvelle expérience pédagogique avec la FAIAR, Formation Itinérante d’Arts en espace public ancrée à Marseille. Ce sont 14 apprenti.e.s, de tous les horizons artistiques qui viennent parfaire leur formation en arts de la rue pendant 2 ans. Un endroit de créativité, de coopération, un endroit où se réinvente les écritures contemporaines ! Nous sommes invitées à accompagner la création d’un module collectif et ancré sur la ville de Marseille, en proximités pendant 7 semaines sur un an. C’est un endroit de réflexion et d’expérimentation sur la posture artistique en situation, donner une place à des projets hybrides et multiformes, renouant avec l’histoire de l’art en commun, des aventures créatives relationnelles, des pratiques d’exploration ancrées…. L’occasion d’alimenter la posture politique/ critique de chacun.e. et la notre aussi, véritable laboratoire ! Suite au prochain épisode !

Rencontre avec les passeureuses – ici le Bureau des guides – Saint Martre Marseille.

Ecoute collective des adresses vocales des passeureuses de territoire, avant choix des terrains.

 

Projets en lien
Viaduc fertil et Hôtel éphémère
Sol(s) en partage – Réseau ERPS
Job, vive les vacances !
Le Réveil de l'Hospice
D.U Espaces Communs
Formation facilitation graphique
Design des Mondes Montagneux
Master espace public : architecture, design, pratiques
Communs Nourriciers

«À l’encontre d’une “montée en généralité”, qui fait trop souvent l’économie d’une réflexion sur les critères de généralisation, je défends l’idée d’une “montée en latéralité”, à savoir la capacité des expériences singulières à se confronter les unes aux autres, à se mettre démocratiquement en risque les unes en regard des autres. Cette “montée en latéralité” – autre manière de le formuler : cette transmission transversale dans une logique de réciprocité – sollicite au moins deux capacités : d’une part, un art du récit, d’autre part, un (micro) espace démocratique où l’expérience communiquée pourra se discuter, se délibérer. Les enjeux de transmission nous renvoient donc à la délicate question de la constitution d’une scène démocratique car une expérience ne circule pas d’un acteur à un autre, sur un mode direct et immédiat, elle se partage au sein d’un espace qui fait médiation et qui régule démocratiquement les interactions. Ce sont les conditions à réunir (un art du récit, un espace de délibération), me semble-t-il, afin que la part singulière d’une expérience trouve le chemin de son expression et qu’elle puisse “informer” d’autres pratiques, d’autres actions. »

Nicolas-Le Strat Pascal, La transmission (#4), Entretien en ligne sur le site de Art factories, septembre 2014.